14.05.2012

Paris Département 75 Pari gagné!.

Oh toi capitale, qui as grandi sur les berges de cette seine, Hausmann avait dessiné ton architecture, puis la Tour, qu’Eiffel proposa, semblant,  joindre les deux rives, et défier les étoiles, caresser les nuages, tour de magie, tour des miracles ; vouée à finir en canon, mais sauvée par les débuts de la radio, et des communications ; Signe d’une nouvelle ère.

Paris grandeur. Tu as donné au monde, en plus de ton image, jusque cette statue liberté, cette enfant de chez nous qui regarde l’Amérique.

Tu as gardée jalouse trois de ses enfants, sœur jumelle, pourtant modèle réduit de cette lointaine ancêtre.

Ta noblesse passée aujourd’hui bouleversée, dame il faut bien se loger, et même y faire travailler tant de gens si pressés, entassés, ils ont creusés, ton donné ce métro, système nerveux qui fait voyager, et surtout se déplacer.

Dix, douze, voir même quinze million de gens parcours tes entrailles, le monde te regarde, t’envie.

 

Et comme su dire le Général De Gaule, «  Paris, outragé, mais Paris libéré ! Tu as gagné tes statues d’universalité.

Tu as grandi, généreuse ; tu as même poussée, un peu n’importe comment, brisant tes façades ciselées, cette pierre travaillée, tu es devenue béton, ou vitrine laissant voir tes dessous. Et même Montparnasse, autre tour, pour faire pendant à la première, il fallait voir loin.

 Edifice pour faire monter le prix du mètre carré.

Façade de verre, de briques ou bien de brocs !

Chacun prétend y mettre sa pierre, souvent peu glorieux édifice. Beaubourg, centre Pompidou ; Détesté,  mais centre de gravité, tu réponds malgré tout à ta mission, faire voir, et être vu.

Seule grâce divine dans ce temple de pierre des monuments du Louvres, cette superbe pyramide, posée là tel un diamant ciselé ; Entrée libre, telle la verrière du Grand Palais, témoin de la transparence de l’âme humaine.

Sinon, tu as perdu tes usines et tant de simples ateliers, tu te vides de tes commerces, lieux de vies et d’échanges. Ton centre nourricier, de ses halles, vidés, et cet énorme trou, trente-sixième dessous, centre névralgique, toutes  les croisées des chemins, et toutes ses boutiques qui vivent dans la nuit .Du rêve passé, à ces restes dorés, ton clinquant dépouillé irrigue encore le chaland ; tes besoins ont changés, tu offres désormais comme sous le manteau, toutes sortes de frusques.

Plus loin,  le génie de la Bastille regarde cette façade grise, plate, et triste de cet opéra de pacotille qui aurait pu être riche de promesses. Pourtant œuvre magistrale, reflet de la laideur du siècle, je n’ose même plus te mettre une majuscule.

Aujourd’hui Paris n’est plus qu’un lieu de bataille, de concurrence, tes vitrines de joailliers,  à tes cafés-grand hôtel, tous aux mains des étrangers.

Le peuple de Paris s’est battu pour te conserver, Sur tes places le sang à coulé, de ses barricades à dame Guillotine, tes pavés ont rougi tant de fois déshonorés.

Puis ce fut le Paris des années folles, Le Moulin Rouge, les Grands Boulevards, Paris des poètes, Paris chanté, De Fréhel à la môme Piaf, Ferré, tant de talent se sont dévoilés, tant de seigneurs se sont révélés, il n’y a pas si longtemps Jacques Dutronc et son admirablement vrai « Il est cinq heures Paris s’éveil ! ». Paris désenchanté !.

 

Bon dieu Paris qui bouge, qui vibre encore d’épistolaires sursauts, de légendes, toi aussi prisonnière de la finance, te voilà rabougri, qui cherche un nouveau souffle.

Paris n’est pas le centre du monde, il reste notre univers.

Oui pari sur l’avenir, Paris des Bobos, adieux les Poulbots. Alors pourquoi ne pas croire que Paris sera toujours Paris.

 

G.B.

19.04.2012

Poète encore un vers !

Oh toi douce maîtresse.

 

Regardes, j’improvise, tu suis, vois, entends.

Tu es cet éternel, un besoin de toujours

Tu sais nous prendre, et même te faire attendre.

Un soir, tu nous travailles.

Tu es compagne jusque dans notre lit.

Si l’on reste éveillé, tu nous tiens, sage maîtresse

Ces mots doux qui, de ma bouche tombent

Caressent mon esprit et germent dans le torrent

De ma pensée vagabonde.

Tu coules comme ce bain

Offrande bienfaitrice,

Je suis le moule dans lequel

Ta chair prend corps.

Je te sais possessive, cruelle

Tu m’entreprends, comme je me laisse aller

J’en oublie le savoir, c’est peut-être le grand soir.

Avec tes mots d’amour qui marquent mon esprit

Et nous lavent des turpitudes de la vie.

Ce bouillonnement nous entraîne

Vers des courants, tout juste un petit air

Qui vient de n’importe où

Visage fugitif, tu es l’empreinte,

La trace de ton passage en restera,

 A tout jamais marqué.

 

G.B.

09.04.2012

Petit ruban.

Faut-il honneur, petit bonheur ;

Un mot chasse l’autre ;

Serez-vous nominé,

Pour qui ce ruban.

Tant de célébrité

Et d’autres si peu connues.

Allons enfants de la patrie

Chercher ces décorations,

Personnes bien en vue

Comme d’autres oubliées.

Enfin récompensé

Tableau d’honneurs

Ou simple gloire éphémère

Vous voilà couronné.

Petit œillet à la boutonnière

Suprême vanité, pour d’autres vulgarités.

Vous voici affiché et puis même épinglé.

Remise de médailles, vous en êtes anobli

Tant de grâce rendue.

On dit le fait du prince,

Votre attente rassurée

Vous en avez bien mérité.

Quelle fut donc votre action ?

Quelle vie avez-vous donc sauvé ?

Célébrité récompensée

Vous faites encore envie.

Mais d’autres en resteront flétri.

N’en soyez pas aigri

Il vaut bien mieux avoir de bons amis.

Et le bonheur de servir

De bien plus nobles causes.

Vous n’êtes pas ces marionnettes

Que l’on tient par un fil

Fût-il ruban, offert par notre République.

 

G.B.

28.03.2012

La couleur des mots.

Il est temps,

Tiens je te donne ma main, prends.

Prends et apprends.

Tu es ; Regardes moi,

Comme en écho, résonnance

Tu sens cette envie, découverte.

Tu vois ce savoir, connaissance

Ce bonheur de plonger dans les abimes de la pensée.

Tu vois, comme ce cri qui s’entend

Tu vis cet écrit, lance toi,

Aux jeunes pousses de ta vie

Forge-toi une âme

Trempe ta plume dans l’encrier

Comme le peintre, couche et travail la couleur.

Prends des mots que tu poses sur la feuille

Et vois que tout est poésie.

 

G.B.

 

 

 

22.03.2012

RATP

Je voulais m’afficher,

Trouver des mots pour vous accompagner

Par manque de place

Je suis resté sur le quai.

Voyageurs tu cours.

Pour toi c’est toujours

Un métro de retard.

Retrouvons nous dans le prochain train.

 

G.B.