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Balade au Parc

Un dimanche comme les autres.

Enfin il faisait beau en ce dimanche qui était un lundi d’ailleurs ; mais jour féries ; Pâques oblige.

Les promeneurs allaient heureux, vivant ces moments de liberté retrouvé, des instants de fainéantise ; Ces moments de printemps, ou même en nous, cette sève qui montait et nous  revigorait, celle-là même qui donnait feuilles et bourgeons aux arbres, qui recouvrait la terre d’un tapis de verdure, parsemé de petites fleurs bleues, pour les violettes les boutons d’or brillaient et tant autres teintes, même les primevères étaient là ce jaune timide parsemaient les pelouses, celles-ci bien verte encore toute fraîche de cet hiver qui n’en finissait pas, nous rappelant certains matin par une bise froide qu’il valait mieux rester emmitouflé dans la douceur des couettes ou des parkas pour les plus téméraires.

Dès l’aube pourtant les joggeurs dénouaient leurs muscles d’étirements en course folle, comme pour se libérer de cette longue nuit que leur corps a traversé. D’autres casse-cou dévalaient les allées sans retenue, pédalant comme si ce mouvement cette vitesse les porterait au-delà d’eu même, transcendé, l’œil exercé à détecter ce qui gênerait leur course folle, un caillou un chien, un piéton aussi.

Donc  chaque un vacant à ses activités, je déambulais, tranquille, aucun vigil, à, l’entré n’ayant réfréné mon élan.

J’avais été la veille interpellé et sermonné par deux individus type vigile, aux couleurs du SAN.* Oh pas bien méchant juste des employés voulant faire preuve de zèle, c’était leur mission ; Faire respecter le règlement ! seulement deux pauvres individus lâchés dans l’immensité de ce parc sans même un vélo ou vélomoteur pour faire le tour, aller débusquer les récalcitrants, ne parlons pas de ces quelques tètes brûlées se jouant des autorités, de toutes autorité et,  venus frimer sur des scooters ou autres petites moto. Enfin bons plus bêtes que méchant.

Donc je fus interpellé et rabroué :  « Monsieur, s’il vous plait, les chiens doivent être tenus en laisse, c’est le règlement….. »

Ne voulant pas envenimé, arguant que cela faisait 15 bonnes années que je me promenais ainsi dans cet espace de notre délicieux parc.

Qu’ils feraient mieux de s’en prendre aux bandes, ou de ramasser les canettes oubliées qui jonchaient pelouse et sous bois ; souvenir d’une précédente beuverie.

Bref ils avaient réussi à gâter ma bonne humeur.

Certes c’est plus facile de s’en prendre à un petit vieux sans défenses qu’à des groupes de jeunes rebelles organisés.

Enfin, ce jour-là liberté, nos vigiles avaient disparu.

Et  notre parc, car depuis que je m’y promenais, j’en étais à ma troisième génération de chiens, et comme je disais j’en connaissais tous les brins d’herbe ; bref je me l’étais approprié, comme j’en avais fais mon territoire mon ère de jeu, le but de mes sorties, et aujourd’hui il  avait repris ses airs de festivité, des familles errant, qui jouant au ballon, d’autres,  poussette en avant sortaient la progéniture, surveillant l’avant dernière sur son tricycle ou le vélo, la guidant dans les ornières du chemin, comme elle le sera sur les routes de la vie, apprenant la vie des grands.

Les tambours avaient fait leur retour rythmant nos pas de leur lancinant boum boums.

Partout où nous étions, ils nous poursuivait impitoyable, sans rythme, au seul résonnement de leurs désoeuvrement, saccadant notre marche nous donnant le pas.

Les premiers « barbecues » avaient fait leur réapparition, l’odeur des viandes grillé nous poursuivait nous obligeant de remettre nos chiens dans le droit chemin. Bien sûr leur flair,les attirait ver ces festins possible.

Enfin autant de chose sympathique, prônant le bien-être d’une journée où chacun s’est lâché, ou tous retrouvons notre coté de primate, oubliant la hiérarchie reniant l’organisation rationnelle, le dirigisme étatique, patronal. L’individu se retrouve autour du feu et recrée le partage du festin.

Oui il est beau notre parc, ses arbres centenaires nous indiquaient l’humilité ; le passé exposé, comme des pages d’histoire, de notre histoire, celle des générations liées par cette terre.

Oublié la grotte aux ourses, celle-ci ne fait plus recette, abandonné par l’homme, qui mesure sa puissance, son emprise en prenant de la hauteur, seul compte maintenant cette pseudo perspective d’une visée prolongeant le regards des totems, nos twin towers, jusqu’à la Marne, plus même la base de Vaires.

Ridicule Illusion d’optique, regard porté par nos hautes sphères bureaucratique, tentation de laisser son empreinte, de marquer un éphémère passage.

Combien de responsables sont venus refaire, défaire ce que d’autres avaient commencé.

Des arbres plantés, coupés ou déménagés à grands frais pour……la postérité.

 L’homme si grand si fort, et pourtant minable, mesquin, prétends régenter, dominer braver la nature, oubliant que celle-ci ne l’avait pas attendu, ; Mais les deniers publique utilisés sans compter.

Voilà où allaient mes pensées, comme mes pas libres ou mon chien sans laisse.  

 

 

 

 

 

 

  • = Sacage des Abres à Noisiel.

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